Lettre à ma Droulette, ma petite fille intérieure


Tu es en moi tout le temps, je te vois, je te sens, je ne savais pas que tu étais si présente avant que je te rencontre.

Te souviens-tu de cette première rencontre ?

Tu m’as emmenée dans la cour de ton ancienne maison qui était aussi ton école. Tu m’as montré l’endroit où tu aimais te cacher, juste derrière, près du grillage. Dans ton monde secret derrière l’école, tu étais dans ton rêve, à imaginer quelle vie tu allais vivre, à marquer les pierres de petits trous pour les retrouver une fois grande, à ne pas comprendre pourquoi on rendait la liberté à ton lapin en le faisant passer par le grillage. Tu te lavais avec de la terre parce que tu avais trouvé à quel point ta peau était douce après.

Je suis venue pour te rassurer, moi la grande, moi devenue grande, qui avait oublié que tu étais si sensible, que tu avais tellement besoin de mes bras, que lorsque tu apparaissais dans ma vie et que mon émotion me submergeait, je t’en voulais et voulais que tu partes.

J’ai compris, que si je t’écoute, souvent, que je te rassure, parfois, ma vie devient riche d’émotions, de créativité, d’éclats de rire.

Merci ma toute petite, sans toi, je ne serai pas celle que je suis.

Sans toi, je ne serai pas.